Variole du singe : malade, Corentin raconte la douleur intense « à ne plus savoir m’asseoir, m’allonger, marcher »

Plus de 900 cas de contaminations ont été recensés en France au 14 juillet, dont la majorité en Île-de-France. Après l’élargissement de la vaccination aux groupes les plus exposés, certains regrettent toujours un manque de prévention et d’information.

Corentin a ressenti les premiers symptômes il y environ trois semaines après un rapport sexuel avec un homme. « Ça a commencé par une phase de fortes fièvres et de courbatures« , explique-t-il. Des symptômes proches de ceux du Covid mais un test invalide cette première hypothèse. Ensuite des « lésions sont apparues au niveau de la muqueuse anale« , une douleur intense « à ne plus savoir m’asseoir, m’allonger, marcher« , confie Corentin. Ces symptômes sont apparus le 21 juin, lors de la fête de la musique, se remémore-t-il.

Selon Santé Publique France, 912 cas de variole du singe sont maintenant confirmés sur le territoire français, une forte augmentation par rapport aux chiffres publiés mercredi 13 juillet. Face à la montée des cas, la France a annoncé début juillet l’élargissement de la vaccination à partir de cette semaine, dans des centres de vaccination référencés en ligne

« C’était insoutenable »

À la suite de cette phase que Corentin pensait être une simple « crise d’hémorroïdes« , des boutons apparaissent sur son corps comme des « boutons d’acné que l’on a trop touchés« . Après l’apparition de ces pustules, il se décide à aller à l’hôpital « trois ou quatre jours après » car la douleur était insoutenable. Les médecins décident alors de réaliser un prélèvement. Le verdict tombe quatre jours après : il s’agit de la variole du singe. Une semaine s’est écoulée entre l’apparition des premiers symptômes et le verdict.

Une fois le diagnostic posé, son état ne justifiant pas d’hospitalisation, Corentin a dû s’astreindre à un isolement à domicile de trois semaines. »Si j’avais eu l’info sur la prévention, je me serais fait dépister plus tôt« , regrette-t-il.

« Si on m’avait dit quels étaient les symptômes, j’aurais été plus vite me faire dépister »Corentin

franceinfo

Corentin juge estime que la prévention devrait être renforcée. Il fait part de son inquiétude sur le manque d’informations liées à la maladie : « Je ne compte plus les gens qui viennent me voir depuis que je me suis exprimé sur les réseaux sociaux, pour me demander les symptômes, savoir si leurs symptômes correspondent à la maladie« , confie le jeune homme. « J’ai quand même aiguillé sur les urgences, assure Corentin, une quinzaine de personnes qui, à ce jour, ont la monkeypox« . Il souhaite que les autorités « mettent le paquet au niveau de l’information ». 

À présent, Corentin va mieux et après sa guérison, il a pour projet de s’investir avec le milieu associatif pour des actions d’information et de prévention à destination des personnes homosexuelles.

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