Variole du singe : à New York, les files d’attente pour se faire vacciner contre le virus s’allongent

La ville de New York a vu les contaminations de variole du singe grimper la semaine dernière, avec 461 cas répertoriés depuis l’apparition de la maladie aux Etats-Unis en mai.

En une semaine, le nombre de cas de contaminations de la variole du singe est passé de 223 à 461 à New York. Même si ces chiffres sont à mettre en perspective avec les huit millions d’habitants de la ville, de plus en plus d’habitants cherchent à se faire vacciner. New York étant l’épicentre de cette maladie virale aux États-Unis.

Avec un air de déjà-vu pendant l’épidémie de Covid, des centres de vaccination ont ouvert comme celui dans le gymnase dans un lycée de Brooklyn. À l’extérieur, des longues files d’attente se forment. En majorité, ce sont des hommes âgés d’une vingtaine à une quarantaine d’années, désireux de protéger leur entourage et d’éviter la variole du singe, ses éruptions cutanées et ses douleurs.

Interrogés par l’AFP, ces candidats à la vaccination expliquent qu’il est difficile d’obtenir un rendez-vous sur le site internet dédié de la ville, qui manque de doses. En fin de semaine dernière, les 9 200 créneaux ont été libérés sont partis en sept minutes et trois jours plus tôt, le trafic était tel qu’il a submergé le site et l’a mis en panne.

« Nous avons besoin de dizaines de milliers de doses »

La mégapole de la côte est américaine comptabilise 21 500 doses de vaccins déjà injectés ou de rendez-vous pris et elle espère pouvoir accélérer avec la promesse de plus de 30 000 vaccins pour l’État de New York tout entier. « Nous avons besoin de dizaines de milliers de doses », a insisté dimanche le commissaire à la Santé de la ville, Ashwin Vasan.

« C’est frustrant, surtout parce qu’avec le Covid, on aurait pu penser qu’il y aurait un processus plus structuré de déploiement des vaccins, mais il n’y avait pas vraiment de processus », affirme Aidan Baglivo, un analyste de données de 23 ans, pour qui les personnes les mieux connectées aux réseaux sociaux sont privilégiées.


<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="en" dir="ltr">OMG, they&#39;re waiting to enjoy their monkey pox vaccines in New York <a href="https://t.co/bdE0eYWqS9">pic.twitter.com/bdE0eYWqS9</a></p>&mdash; Nickietsang (@nickietsang) <a href="https://twitter.com/nickietsang/status/1548823272049070082?ref_src=twsrc%5Etfw">July 18, 2022</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>

Tout le monde peut attraper la variole du singe, qui se transmet par contacts étroits, mais le vaccin Jynneos est pour l’instant réservée aux hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes, la plus grande majorité des cas. De quoi alimenter les craintes que la communauté LGBTQ, dont New York est l’une des capitales, soit davantage stigmatisée et que le virus devienne « une maladie gay » dans les esprits.
La variole du singe guérit en général spontanément, mais elle se caractérise par des éruptions cutanées (qui peuvent apparaître sur les organes génitaux ou dans la bouche) et peut s’accompagner de poussées de fièvre, maux de gorges et parfois de fortes douleurs.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.