Traitements contre l’éjaculation précoce

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Traitements contre l’éjaculation précoce

Quand parle-t-on d’éjaculation précoce ?

Il arrive à tous les hommes, un jour ou l’autre, d’éjaculer plus tôt que ce que qu’ils auraient souhaité, cela ne représente pas pour autant un trouble de l’éjaculation. On caractérise l’éjaculation précoce par une incapacité à retarder l’éjaculation jusqu’à la pénétration ou au delà de 1 à 2 minutes (selon les sources), après pénétration, et ce de manière répétée. Il s’agit alors d’un trouble lié à une difficulté à contrôler son désir, qui déclenche le réflexe éjaculatoire, sans que l’homme puisse consciemment l’empêcher. Ce trouble devient gênant lorsqu’il est mal vécu par l’homme dont les rapports sexuels ne sont pas satisfaisants, ou parce qu’il ne permet pas un épanouissement sexuel et/ou relationnel entre deux partenaires.

Quelle sont les causes de l’éjaculation précoce ?

Biologiquement parlant, l’éjaculation est régulée par un équilibre entre des neurotransmetteurs qui vont soit déclencher soit retarder l’éjaculation lorsqu’il y a une stimulation sexuelle. La dopamine et l’ocytocine sont les deux neurotransmetteurs qui déclenchent le réflexe éjaculatoire, alors que la sérotonine, à l’inverse, l’inhibe. L’éjaculation précoce s’explique par un excès de dopamine et d’ocytocine ou par un déficit de sérotonine. Les causes et le traitement de l’éjaculation précoce sont donc liés à tout ce qui va permettre d’influer sur ces neuro-transmetteurs ou sur leur circulation dans le corps.

On distingue l’éjaculation précoce dite “primaire”, de l’éjaculation précoce “secondaire”. On parlera d’éjaculation précoce primaire lorsque le trouble est présent depuis le début de la vie sexuelle, et d’éjaculation précoce secondaire lorsqu’il est apparu plus tard.

Lorsqu’il est primaire, le trouble peut trouver son origine dans une perturbation de l’apprentissage sexuel : il n’est pas si naturel pour un homme d’apprendre à maîtriser son excitation au début de la vie sexuelle, et il est possible que cet apprentissage ne se mette pas en place correctement. Contrairement aux troubles de l’érection qui peuvent s’accentuer avec l’âge, les troubles de l’éjaculation ont tendance à diminuer avec l’expérience, au fur et à mesure que l’homme apprivoise son désir. L’éjaculation précoce primaire peut également avoir une cause physiologique comme le frein du pénis trop court : lors de la stimulation sexuelle chez les hommes non circoncis, le prépuce remonte sur le gland de temps à autre, ce qui a pour effet d’éviter de le stimuler en permanence et aide à la modulation de l’excitation. Si le frein est court, il peut empêcher le prépuce de remonter sur le gland (une chirurgie peut-être envisagée pour le rallonger). Bien sûr, tous les hommes qui ont un frein court n’auront pas des troubles de l’éjaculation, tout comme les hommes circoncis. C’est seulement un facteur favorisant qui mérite une attention particulière en cas d’éjaculation précoce primaire.

Pour l’éjaculation précoce secondaire, il s’agira le plus souvent de facteurs psychologiques tels que le stress et l’anxiété. Le sevrage ou l’abus de médicaments (tels que les opiacés, les amphétamines, les dopaminergiques) ainsi que l’abus d’alcool peuvent également être en cause car ils influent sur la production ou la régulation des neurotransmetteurs en cause dans le réflexe éjaculatoire.

L’éjaculation précoce et les troubles de l’érection sont-ils liés ?

Les troubles de l’éjaculation et les troubles de l’érection sont distincts, pour autant, ils peuvent tout à faire apparaître chez la même personne, en même temps ou séparément. Des troubles de l’éjaculation peuvent être une réelle source de stress chez l’homme qui va de fait appréhender les rapports ou peu à peu se “désensibiliser” à la stimulation sexuelle. En poussant cette logique, cela peut aboutir à des troubles de l’érection. L’inverse est également possible : des troubles de l’érection peuvent demander une stimulation sexuelle plus forte pour obtenir l’érection, mais comme celle-ci agit mécaniquement sur l’éjaculation, elle interviendra plus rapidement.

Les deux ne sont donc pas forcément liés mais peuvent l’être et il arrive dans ce cas que le traitement pour les troubles de l’érection soit aussi bénéfique en cas d’éjaculation précoce, ou que le traitement pour les troubles de l’érection soit aussi bénéfique en cas d’éjaculation précoce, ou que deux traitement médicamenteux soient prescrits, l’un pour chaque trouble.

Les médicaments oraux pour les troubles de l’érection et celui indiqué pour traiter les troubles de l’éjaculation présentent des interactions, ce qui n’empêche pas forcément d’employer les deux traitements mais nécessitera d’ajuster le type de traitement et l’intervalle à respecter entre leur prise. Signalez tous vos traitements en cours à votre médecin, qui saura vous conseiller et trouver le traitement le plus adapté en fonction de votre situation.

Vrai ou faux ? Dans le cas d’une éjaculation précoce primaire, l’homme reste “éjaculateur précoce” à vie

FAUX. On parle d’éjaculation précoce « primaire » lorsque celle-ci intervient dès le début de la vie sexuelle. L’éjaculation précoce n’est pas une maladie, c’est un trouble, et on peut y remédier même dès les débuts de la vie sexuelle. Les solutions pour y remédier sont diverses selon la cause du trouble ; cela peut-être une opération si la cause est physiologique, des exercices ou une prise en charge psychologique s’il y a un besoin de réapprivoiser l’excitation, ou encore des médicaments qui vont aider à retarder l’éjaculation. Parfois, plusieurs traitements peuvent être entrepris en parallèle. La gêne éprouvée par l’homme vis-à-vis de ce trouble ou la répercussion sur le couple seront également un facteur déterminant dans la motivation à envisager certaines solutions thérapeutiques, plus lourdes que d’autres.

Vrai ou faux ? Les médicaments guérissent de l’éjaculation précoce, pour ne plus être précoce.

FAUX. Les solutions médicamenteuses envisagées par les médecins pour parer à une éjaculation précoce gênante agissent pour retarder l’éjaculation de manière ponctuelle, mais l’éjaculation précoce n’étant pas une maladie, elle ne nécessite pas d’être “guérie”. Des techniques visant à contenir l’excitation peuvent en revanche être envisagées comme des solutions à plus long terme.


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