Test Covid-19 : PCR, antigéniques, salivaires… lequel faire ? Quand ? Et où ?

Test Covid-19 : PCR, antigéniques, salivaires… lequel faire ? Quand ? Et où ?

Covid : quand faut-il faire un test de dépistage ? 

Tous les Français peuvent réaliser un test RT-PCR, avec ou sans prescription médicale. L’examen est remboursé à 100% par l’Assurance-Maladie depuis la mise en place par le ministre de la Santé Olivier Véran d’un arrêté permettant dès à présent “à n’importe qui de bénéficier d’un test PCR entièrement remboursé, sans avoir besoin d’une ordonnance et sans avoir à se justifier de la démarche ou présenter des symptômes“. Mais depuis la fin de l’été les files d’attentes dans l es laboratoires et centres de dépistage deviennent ingérables et le personnel est débordé.

Des plages horaires dédiés aux personnes prioritaires

Depuis le 11 septembre 2020, “une stratégie de priorisation des tests de dépistage a été mise ne place, annonce le site du gouvernement. Seront testés en priorité les personnes ayant des symptômes, les cas contacts et les personnels soignants ou assimilés. Pour ces publics, des plages horaires dédiées de test vont être mises en place dans les laboratoires.https://platform.twitter.com/embed/index.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-0&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1306169388022857729&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.doctissimo.fr%2Fsante%2Fepidemie%2Fcoronavirus-chinois%2Fcoronavirus-test-diagnostic&siteScreenName=doctissimo&theme=light&widgetsVersion=ed20a2b%3A1601588405575&width=550px

Dans quelle situation effectuer le test ?

  • J’ai été identifié comme cas contact : certains personnes sont contactées par l’Assurance maladie parce qu’elles ont été en contact avec une personne testée positive. Dans ce cas, il est demandé de rester en isolement chez pendant 7 jours  et prendre rendez-vous pour effectuer un test de dépistage. 
  • Je présente des symptômes comme des difficultés respiratoires, de la toux, de la fièvre, des courbatures, de la fatigue inhabituelle, une perte de goût ou d’odorat un mal de gorge ou de tête. 
  • Je fais partie d’une catégorie de personne ou une zone à risque : les personnes fragiles, habitants d’une zone ou d’un département où le virus circule plus activement, résidents de structures d’hébergement collectif et personnels exerçant dans ces structures en cas de premier cas confirmé, territoires identifiés comme vulnérables en raison de leur densité ou de l’éloignement de l’accès aux soins.

Au déclenchement du  stade 3 de l’épidémie de coronavirus, le gouvernement avait décidé de ne pas tester toutes les personnes à risques et présentant des symptômes de CoVid-19 et de réserver ces tests à des publics prioritaires. “Devant l’augmentation du nombre de cas, la recherche systématique de contacts est devenue inutile”, indiquait le  ministère de la Santé.

Dans son discours du 11 mai, Edouard Philippe, Premier ministre à l’époque, s’était justifié de cette décision en expliquant avoir suivi les recommandations de l’OMS en cas de stade 3. “Depuis les temps ont changé et la doctrine de l’OMS aussi”, avait-il ajouté. 

Comment se passe le test PCR ?

Les tests virologiques sont également appelés tests PCR, pour Polymerase Chain Reaction ou réaction en chaîne par polymérase. Leur but est de détecter la présence du virus au moment où ils sont réalisés, c’est-à-dire que les patients pourront savoir s’ils sont infectés sur le moment. 

Ils consistent en un prélèvement naso-pharyngé par écouvillon : une sorte de grand coton-tige est inséré dans le nez du patient afin de prélever une certaine quantité de virus. L’échantillon est envoyé pour analyse dans un laboratoire. Bien que désagréable, il n’est pas invasif. Les résultats sont disponibles en quelques heures.

Les démarches pour se faire dépister 

Les tests sont réalisés dans les hôpitaux pour les patients diagnostiqués à l’hôpital ou avec signes de gravité. Les autres patients pourront être testés dans un drive, à domicile via une équipe mobile ou bien dans les laboratoires, y compris les laboratoires de recherche et vétérinaires.  Dans ce cas, “il est important de prendre rendez-vous, par téléphone ou internet“, avant de se rendre au laboratoire, précise le ministère de la Santé. 

La marche à suivre pour se faire dépister dépend de 2 situations : 

  • J’ai des symptômes : 

– Un circuit de dépistage facilité et plus rapide est dédiée aux personnes avec des symptômes liés à la Covid-19. Il faut contacter votre médecin rapidement par téléphone ou téléconsultation pour éviter de contaminer d’autres personnes (si vous n’avez pas de médecin traitant ou que ce dernier est indisponible rapidement vous pouvez contacter un médecin de garder au 0 800 130 000, trouver un rendez-vous chez un autre médecin en ligne, ou contacter votre pharmacie. Si vos symptômes sont graves contactez directement le 15).

-Le médecin ou professionnel de santé contacté va vous dirigez vers un centre de dépistage proche de chez vous ou alors vous pouvez aussi le trouver sur le site de votre Agence régionale de santé ou aller sur le site  Santé.fr qui les recense tous. 

-Pour tous déplacements vous devez portez un masque

– Rendez-vous au centre de dépistage avec votre carte d’identité et votre Carte Vitale (et ordonnance si vous en avez une).

– Après le test rentrez chez vous et restez isolé en attendant les résultats. En cas de résultat positif on est en général contacté dans les 24 heures.

  • Je n’ai pas de symptômes mais je veux quand même me faire dépister 

– J’identifie un centre de dépistage proche de chez moi et je le contacte pour prendre rendez-vous.

  • J’ai été identifié comme cas contact 

– Je dois porter un masque avec d’autres personnes ou à l’extérieur. 

– Je contacte un centre de dépistage rapidement et proche de chez moi. Si je vis dans le même foyer qu’une personne contaminée, il faut faire le test immédiatement ou rester en isolement pendant 7 jours à compter du dernier contact  avec la personne qui nous a contaminé si on ne vit pas avec. 

– Je vais me faire dépister avec ma carte d’identité et ma Carte Vitale. 

-Je rentre chez moi et reste en isolement sans contact avec autrui jusqu’à connaître les résultats du test. 

Où trouver un centre de dépistage près de chez moi ?

Sante.fr, la plateforme qui recense tous les lieux de dépistage du CoVid-19

Le site internet Santé.fr mis en place par le ministère de la Santé met à disposition une carte indiquant tous les centres de prélèvement de l’Hexagone. Les horaires ainsi que les coordonnées des laboratoires sont indiqués afin de prendre rendez-vous par téléphone ou en ligne. “Le test doit impérativement être pratiqué dans les 24 heures après la prescription médicale et le résultat rendu sous 24 heures, précise un communiqué du gouvernement. Dans l’attente du résultat, restez confiné, pour éviter de contaminer votre entourage. ” 

Drivecovid.fr : trouver un drive de dépistage près de chez soi

Certains laboratoires proposent également des tests de dépistage du coronavirus sous forme de drive. Le site internet drivecovid.fr met ainsi à disposition une carte recensant tous les laboratoires de France qui peuvent réaliser ces tests sans que l’on ait à sortir de sa voiture, avec leurs coordonnées. Actuellement, plus de 600 drives sont répertoriés. “Pour vous faire dépister, il vous faut impérativement une ordonnance médicale et prendre un rendez-vous par téléphone“, précise la plateforme.

Le formulaire à remplir avant d’aller se faire tester

Le formulaire de dépistage jusqu’ici présent dans les laboratoires de biologie médicale et à remplir avant de réaliser un test virologique ou sérologique est désormais disponible en ligne. Il devra être complété et imprimé à l’avance, a annoncé le 1er septembre la direction générale de la Santé. L’objectif : réduire les files d’attente, notamment dans les grandes villes comme Paris. 

Avant de vous rendre sur place, pensez donc à :

  • Prendre votre carte d’identitévotre carte vitale ou votre attestation de sécurité sociale ; 
  • Porter un masque et respecter les gestes barrières ;
  • Remplir le formulaire de pré-enregistrement. 

Si vous avez oublié de vous munir du document, vous pourrez tout de même être dépisté-e, car le formulaire est toujours disponible dans les laboratoires. 

Que dois-je faire si le test positif ?

Le plan de déconfinement se résume en trois mots : “protéger, tester, isoler“. Le 19 avril, Edouard Philippe a ainsi annoncé que les porteurs du virus auront “le choix entre un confinement à domicile ou dans un hôtel mis à disposition“. Ceux qui choisissent de rester à domicile entraîneront alors l’isolement de tous ceux qui partagent le foyer. “Ce sont des décisions lourdes mais cette méthode est la seule qui pourra limiter la circulation du virus“, a-t-il affirmé. En Ile-de-France, plusieurs hôtels sont déjà réquisitionnés.https://platform.twitter.com/embed/index.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-1&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1251927798400323587&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.doctissimo.fr%2Fsante%2Fepidemie%2Fcoronavirus-chinois%2Fcoronavirus-test-diagnostic&siteScreenName=doctissimo&theme=light&widgetsVersion=ed20a2b%3A1601588405575&width=550px

En cas de test positif il faut rester en isolement. Le ministère de la Santé a réalisé un document détaillant toute la marche à suivre : surveiller son état de santé en prenant sa température deux fois par jour, appeler le 15 en cas de difficultés importantes à respirer, éviter les contacts le plus possible, respecter les gestes barrièresporter un masque en cas de rendez-vous médical indispensable, etc.

La durée de l’arrêt de travail est de 7 à 14 jours. Entre le 6ème et le 8ème jour, un avis médical est donné à distance pour surveiller les symptômes. L’arrêt peut être renouvelé pour 7 jours supplémentaires. L’isolement est levé 48h après la résolution complète des symptômes. 

Le médecin traitant devra signaler à l’Assurance maladie que son patient est infecté par le virus. Par la suite un travail d’identification sera engagéToutes les personnes qui ont eu un contact rapproché avec le patient seront testées et invitées à s’isoler. 

Et en cas de test négatif ?

Si le patient n’est pas atteint du CoVid-19, il est conseillé de continuer à appliquer les gestes barrières en se lavant les mains régulièrement, en toussant et éternuant dans son coude, en utilisant des mouchoirs à usage unique, en évitant les contacts physiques et en limitant grandement ses déplacements

Combien coûte un test PCR ?

Un test PCR coûte 54 euros.  Il est remboursé à 100% par l’Assurance maladie. Il peut néanmoins parfois être demandé d’avancer les frais de réalisation du test au moment du rendez-vous au centre de dépistage, précise le portail du gouvernement.  Si vous devez avancer les frais, l’ensemble vous sera remboursé sur feuille de soin. 

Ces conditions s’appliquent que le test soit réalisé sur ordonnance ou non.

Qu’est-ce que les tests antigéniques (TRA) ? 

Pour soulager les laboratoires de plus en plus assaillis et en rupture de tests, le Ministre de la santé Olivier Véran a annoncé le déploiement de tests antigéniques. Fin Septembre, la HAX a donné un avis favorable à ces tests après avoir évalué une performance de sensibilité minimale supérieure à 80%. 

Comment ça marche ? Comme les tests PCR, ils consistent à recueillir de la matière au fond du nez avec un écouvillon. Le prélèvement est ensuite plongé dans une substance qui réagira en cas de présence des “antigènes” du virus, des molécules diffusées par le virus que les anticorps viennent combattre. Comme un test de grossesse, le résultat s’affiche sous forme de barres qui apparaissent sur le bâton. Une barre c’est négatif, deux c’est positif. Le résultat est donné en 30 minutes. 

Qui peut les faire ? Trois situations ont été distinguées par la HAS : 

  • Pour les patients qui ont des symptômes :“Dès lors que le résultat du test RT-PCR ne peut être obtenu dans un délai de 48h, la HAS recommande de réaliser un test antigénique dans les 4 premiers jours après l’apparition des symptômes. La HAS restreint de 7 à 4 jours la fenêtre d’utilisation des tests antigéniques par rapport à son premier avis du 24 septembre car c’est la période durant laquelle ils sont les plus performants.”
  • Les personnes asymptomatiques qui ne sont pas des personnes contacts “La HAS reconnait l’intérêt de l’utilisation des tests antigéniques dans le cadre d’opérations de dépistage à large échelle ciblant des populations au sein desquelles le risque d’infection est plus important qu’en population générale.”

En manque de données, la HAS ne recommande pas encore les tests antigéniques pour les personnes contacts asymptomatiques identifiées isolément ou au sein d’un cluster. 

Et si le résultat est positif ? Les études sur l’efficacité de ces tests étant encore hésitantes, le patient sera redirigé vers un laboratoire pour effectuer un test RT-PCR et confirmer le diagnostic, surtout chez les personnes à risque de développer des formes graves. En effet, certains scientifiques prônent leur sensibilité plus faible permettant de voir les personnes avec de la charge virale importante donc les plus contagieux mais d’autre alertent sur un risque de ne pas réussir à identifier les patients en début d’incubation.

Et les tests sérologiques, c’est quoi ? 

Les tests sérologiques, ou prises de sang, ne permettent pas de détecter la présence du virus, mais plutôt celle d’anticorps au virus, c’est-à-dire que les patients pourront savoir s’ils ont déjà été en contact avec le virus. 

Il en existe deux catégories principales : 

– Les tests automatisables (ELISA) : “réalisés à partir d’une prise de sang et qui nécessitent un plateau technique adapté pour analyser les échantillons“, explique la HAS dans un communiqué du 18 mai 2020. 

– Les tests unitaires :  ils peuvent se faire à partir d’une goutte de sang prélevée au bout du doigt et leur analyse s’obtient en quelques minutes. 

Le gouvernement misait au départ sur ces tests pour mieux cerner la circulation du virus sur le territoire et laisser sortir plus facilement les personnes présentant des anticorps car considérées comme immunisées et donc protégées d’une seconde infection. Mais lors d’une audition au Sénat le 15 avril, le professeur Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, a expliqué que les scientifiques ne sont aujourd’hui pas en mesure de savoir si  contamination est véritablement synonyme d’immunisation : “On se demande si une personne positive à la maladie CoVid-19 sera ensuite protégée [contre le coronavirus]. Finalement, nous ne savons pas si les anticorps produits forment une protection. Nous avons remarqué que la durée de vie des anticorps protégeant contre le CoVid-19 était très courte. Et nous constatons également de plus en plus de cas de récidive chez des personnes ayant déjà eu une première infection.” Le développement et l’évaluation des tests sérologiques sont donc toujours en cours.

Tests sérologiques : pour qui ?

En conséquent, la HAS a défini dans un rapport les populations pour lesquelles le test sérologique automatisable serait utile : 

  • Les personnes qui ont eu des symptômes mais qui n’ont pas réalisé de test virologique ;
  • Les personnes pour lesquelles le résultat du test virologique négatif est contradictoire avec le tableau clinique ;
  • Les personnels des lieux d’hébergement collectifs, comme les EHPAD, prisons, résidences universitaires, etc., qui ont été en contact avec des personnes atteintes. 

Tests de dépistage : les recommandations de l’Académie de médecine

Dans un communiqué publié le 16 mai, l’Académie nationale de médecine a détaillé ses recommandations concernant la stratégie nationale “d’enquête autour des cas et de traçage des contacts“, qui “doit permettre de détecter précocement et de circonscrire tout foyer émergent“. Elle recommande : 

– “Que seuls les tests recommandés par le CNR (Centre National de Référence, ndlr) et faisant partie de la liste proposée par le Ministère des Solidarités et de la Santé soient utilisés, et remboursés s’ils sont prescrits ;

– Que les tests sérologiques soient systématiquement associés aux tests PCR pour l’identification de foyers d’infections et la détection des contacts ;

– Que les personnes testées positives en PCR, quel que soit le résultat de la sérologie, soient placées en isolement, suivies et testées chaque semaine jusqu’à la négativation du test PCR ;

– Que les personnes ayant une sérologie et un test PCR négatifs soient placées en isolement pendant deux semaines et que la sortie de l’isolement soit conditionnée par un contrôle de la négativité du test PCR ;

– Que les personnes ayant un test PCR négatif et une sérologie positive, au moins une semaine après avoir présenté des signes cliniques compatibles avec une infection par le SARS-CoV-2, soient considérées comme immunisées et ne soient pas placées en isolement”.

Les tests salivaires : des premiers résultats prometteurs 

Moins désagréables qu’un coton tige dans le nez et moins dangereux pour les professionnels de santé exposés aux malades, les tests salivaires pour dépister le Covid-19 sont très attendus. Plus pratique, car on peut le faire soi-même et moins effrayant (bien que le test PCR ne fasse pas mal mais entraîne seulement une gêne), le test salivaire devrait permettre de motiver plus de personnes à se faire dépister, désengorger les laboratoires et hôpitaux et faciliter les dépistages répétés en cas de multiples expositions ou doutes. Mais à partir de quand seront-ils mis en vente ? Si les scientifiques avaient quelques réserves, il y a encore des mois, la HAS a enfin donné le 10 août son autorisation pour tester les dépistages salivaires sur certaines personnes à titre expérimental, le tout encadré par une étude clinique pour déterminer leur efficacité et la façon dont ils doivent être fait. 

Pourquoi cela prend autant de temps ? De nombreuses incertitudes persistent quant à leur fiabilité. Après avoir analysé toute la littérature scientifique disponible au sujet de ces tests, la HAS considère que des éléments de fiabilité importants manquent encore pour une utilisation immédiate généralisée en alternative aux tests nasopharyngés”, explique la HAS dans son communiqué. 

Dans un communiqué du 5 octobre, le CNRS* rapporte des résultats de bonnes performances en situation réelles après avoir testé la détection du virus Sars-Cov-2 avec le test EasyCov, dans la salive de 220 sujets recrutés au centre de dépistage du CHU de Montpellier. “Ce test de détection du SARS-Cov-2 démontre ses performances en décelant 35 cas positifs parmi les 40 de la cohorte, symptomatiques ou asymptomatiques, détectés en RT-PCR. EasyCov détecte ainsi 87,5 % des patients positifs en RT-PCR. Par ailleurs il comporte très peu de faux-positifs (spécificité de 99,4 %).”Volume 0%00:0201:26

Tests salivaires : comment ça marche ? 

En attente des autorisations officielles un test salivaire mis au point en trois mois par le laboratoire Sys2Diag du CNRS, appelé “EasyCov” a déjà été testé cliniquement et attends de recevoir le feu vert à sa mise sur le marché. 

Mené par un opérateur médical habilité par INOVIE (un groupe de laboratoires de biologie médicale) dans un laboratoire de biologie médicale ou de manière délocalisée par un biologiste médical, le test consiste à prélever moins d’1 mL de salive sur la langue du patient. Le prélèvement est ensuite déposé successivement dans deux tubes chauffés à 65°C. Une “lecture colorimétrique” via l’application “EasyCov Reader” permet de détecter  l’ARN viral du SARS-CoV-2 : la couleur aide à savoir si la personne est positive au coronavirus ou non au moment du test. Le résultat et les données de santé du patient seront renvoyés en moins de 60 minutes après validation par un biologiste médical.

En attendant le meilleur moyen de se faire dépister reste le test PCR. 

Tests unitaires (TDR, TROD) et autotest

L’offre de tests s’élargissant au fil des semaines et des recherches, la HAS a publié le 18 mai 2020, un rapport en se prononçant sur l’utilité des tests de diagnostiques rapides (TDR), les tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) et les autotests. 

Les TDR : sont des examens de biologie médicale réalisés en laboratoire. “La HAS préconise d’y recourir auprès des même populations que les tests automatisables (vues ci-dessus). 

Les TROD : peuvent être effectués par plus de personnes du circuit de ville comme les médecins, les infirmières et les pharmaciens, à domicile ou en officine.  “La HAS recommande leur utilisation dans un champ plus restreint que les TDR et tests automatisables : pour les personnels soignants et d’hébergement collectif et pour les patients symptomatiques sans signes de gravité s’ils présentent des difficultés d’accès à un laboratoire de biologie médicale, mais pas à l’hôpital.” Etant des tests qui ne permettent pas de poser un diagnostic de COVID-19, ils ne peuvent être utilisés qu’en complément.

Les autotests : pour ces derniers qui peuvent être utilisés par la population et à domicile, la HAS admet qu’ils pourraient avoir une utilité en complément d’un diagnostic mais émet encore des réserves. Les données manquent quant à leur efficacité et s’ils sont faciles à faire, l’interprétation des résultats ne l’est pas et la personne pourrait en tirer de mauvaises conclusions. 

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