Omicron : le premier cas du sous-variant BA.5 détecté en France

Omicron : le premier cas du sous-variant BA.5 détecté en FranceDepuis plusieurs mois, de nombreux sous-variants d’Omicron se sont développés. Après le BA.1, le BA.2, le BA.3 et le BA.4, c’est maintenant au tour du BA.5 de faire son apparition en France. Medisite fait le point sur ce dernier sous-variant d’Omicron qui inquiète les scientifiques.

Si les indicateurs hospitaliers restent très élevés, le taux d’incidence est en légère baisse sur cette dernière semaine, selon les chiffres de Santé Publique France. Parmi les contaminations, Omicron est largement présent dans l’Hexagone. Depuis le début de l’année, ses différents sous-variants ne cessent de se propager avec le sous-variant BA.1, BA.2, BA.3 et plus récemment les BA.4 et BA.5. Actuellement, le sous-variant BA.2 est majoritaire en France et concerne 96% des cas de coronavirus.

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Covid-19 : premier cas du sous-variant BA.5 détecté

Le BA.5 est issu du variant Omicron. C’est son dernier sous-variant détecté dans le monde actuellement. Avec le BA.4, ils sont considérés comme assez proches du sous-variant BA.2.

A l’origine détectés en Afrique du Sud et au Botswana, les sous-variants BA.4 et BA.5 se sont peu à peu propagés dans le reste du monde et notamment en Europe, en commençant par les Etats-Unis, l’Allemagne et le Portugal.

Le premier cas du sous-variant BA.5 aurait été détecté pour la première fois le 28 mars en France, dans le Centre Val de Loire, selon le média l’Indépendant. Interrogé par La Dépêche du Midi, Santé Publique France affirme avoir détecté à ce jour deux cas de contamination au sous-variant BA.5 dans l’HexagoneUn cas de contamination à BA.4 aurait également été détecté, selon les autorités, à la suite d’un voyage en Afrique du Sud.

BA.4 et BA.5 : des variants surveillés de près par l’OMS

Cette nouvelle mutation ne semble pas pour l’instant provoquer de formes plus graves de la maladie, mais ses caractéristiques de contagiosité restent encore trop méconnues et paraissent pour le moment assez élevées. En effet, les premières estimations montrent une contagiosité supérieure à 63 % pour le BA.4, et de 84 % pour le BA.5 par rapport au BA.2 qui était déjà estimé par les chercheurs parmi les plus contagieux.

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) surveille alors de près les deux derniers sous variants, comme l’explique le directeur de l’organisme, Tedros Adhanom Ghebreyesus: « À l’heure actuelle, nous suivons de près un certain nombre de sous-lignées Omicron, notamment BA.2, BA.4 et BA.5 et un autre recombinant détecté, composé de BA.1 et BA.2″.

L’OMS explique que BA.4 et BA.5 contiennent tous les deux des :“ mutations supplémentaires qui doivent être étudiées plus avant pour comprendre leur impact sur le potentiel d’évasion immunitaire”. Parmi ces mutations, la plus redoutée est la L452R. Cette dernière était présente chez le variant Delta, qui était le plus virulent de tous les variants du Covid-19, et inquiète donc les experts.

Les effets décroissants de la vaccination ajoutent également à l’inquiétude des chercheurs. En effet, si actuellement 80 % de la population française est entièrement vaccinée, cette dernière perd de son efficacité avec le temps. C’est la raison pour laquelle le gouvernement français reste très attentif à ce nouveau sous-variant et à sa propagation.

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