Nouveaux traitements contre le Covid: «Il faut rester vigilants et être prêts, ce qui n’est pas encore le cas»

Après deux ans de pandémie, la bataille des traitements contre le Covid-19 reste d’une importance primordiale. Rien qu’en France, la maladie fait encore plus de 600 décès par semaine. L’association pour les médicaments contre les maladies négligées (DNDI, pour «Drugs for neglected diseases initiative» en anglais) mène actuellement un essai clinique, «Anticov», en Afrique afin de trouver des molécules déjà existantes mais ayant un effet contre le Covid-19.

Jusqu’à présent, l’essai a surtout permis de démontrer l’efficacité de certains traitements, mais Nathalie Strub-Wourgaft, coordinatrice de l’essai, espère encore des résultats pour «la fin de l’été, suivant l’évolution de la pandémie». Elle explique à Libération pourquoi elle continue de tester un antidépresseur, même si en France, l’Agence nationale du médicament (ANSM) s’est prononcée contre leur utilisation contre le Covid.

Est-il toujours important de chercher des traitements contre le Covid-19 ?

Absolument ! Aujourd’hui, aucun traitement oral n’est disponible pour traiter les patients à risque, soit pour des raisons d’accès, ou par absence de données sur leur efficacité. Il faut disposer d’une gamme thérapeutique permettant aussi de traiter les femmes enceintes, à risque de complications, et les patients immunodéprimés, par exemple certains patients VIH. L’OMS met en garde contre une sous-estimation du risque d’émergence de nouveaux variants. Il nous faut rester vigilants et être prêts, ce qui n’est pas encore le cas.

Pourquoi tester des médicaments déjà existants pour trouver un remède ?

Au début de la crise, l’effort de recherche portait essentiellement sur des traitements pour les malades hospitalisés. Mais il nous est rapidement apparu que les systèmes de santé en Afrique ne pourraient pas gérer une vague de patients à l’hôpital. Aussi, nous avons décidé de mener des essais pour traiter les patients en amont, dès les premiers symptômes, afin d’éviter une saturation des hôpitaux.

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