Le Royaume-Uni veut avoir vacciné chaque adulte d’ici l’automne

Le Royaume-Uni veut avoir vacciné chaque adulte d’ici l’automne

«Bien sûr, nous commençons avec les plus vulnérables», mais «chaque adulte se verra offrir un vaccin d’ici à l’automne», a promis le ministre sur la BBC.

Pays d’Europe le plus endeuillé par la pandémie avec 81.431 morts (+563 en 24h), le Royaume-Uni fait actuellement face à une flambée des contaminations au coronavirus attribuée à un variant plus contagieux. Plus de trois millions de personnes y ont été testées positives depuis le début de la pandémie (+54.940 dimanche) et 30.000 patients atteints du Covid-19 sont hospitalisés.

Les hôpitaux bientôt en difficultés

«Le NHS est actuellement confronté à la plus dangereuse situation dont on puisse se souvenir», a alerté dans le Sunday Times Chris Whitty, médecin-chef pour l’Angleterre. «Si le virus poursuit cette trajectoire, les hôpitaux seront en réelle difficulté, et cela très bientôt», a-t-il ajouté, mettant en garde contre «le ratio personnel/patient – déjà très élevé», qui deviendra bientôt «inacceptable».

Pour sortir de cette situation, le gouvernement britannique a entamé une «course contre la montre» pour vacciner d’ici à mi-février les plus de 70 ans, les soignants et les personnes vulnérables, soit environ 15 millions de personnes appartenant à une catégorie de la population où interviennent 88% des décès dus à la Covid-19.

Et «nous sommes sur la bonne voie» pour y parvenir, a estimé le ministre de la Santé sur Sky news, affirmant que le Royaume-Uni vaccinait désormais «200.000 personnes par jour», grâce aux vaccins de BioNTech-Pfizer et d’AstraZeneca/Oxford.

Le gouvernement pointé du doigt

Selon Matt Hancock, la campagne de vaccination entamée début décembre a pour l’instant permis à 1,5 million de personnes, dont «environ un tiers des plus de 80 ans», de recevoir leur première injection.

Mais le gouvernement britannique, jugé trop lent à réagir, est pointé du doigt par certains experts. «Le Royaume-Uni n’a pas de stratégie claire au-delà d’un confinement réactif lorsque les hôpitaux sont sous pression», s’est désolée sur Times Radio Devi Sridhar, experte en santé publique à l’Université d’Édimbourg.

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