La renaissance de Karine, opérée de l’estomac, qui a perdu 100 kilos

C’est une femme heureuse et épanouie qui s’est confiée au micro d’Olivier Delacroix dans la Libre antenne. Karine a perdu près de 100 kilos suite à une opération, alors qu’elle pesait 197 kilos il y a dix ans. Elle a tenu à expliquer sa démarche à Olivier et aux auditeurs et dire combien sa vie avait changé depuis. C’est un long combat, quotidien, dit-elle, mais qui se gagne à force de volonté et de courage. Elle raconte ce chemin qui l’a conduite à la « renaissance ».

« Je vous m’adresser aux personnes qui souffrent d’obésité pour dire que c’est un combat de tous les jours, mais qu’on peut s’en sortir. Il y a dix ans, je pesais 197 kilos, j’ai depuis perdu près de 100 kilos. Moi, j’ai eu recours à une chirurgie bariatrique qui s’appelle la sleeve (et qui consiste à réduire le volume de l’estomac pour provoquer une sensation de satiété, ndlr) et ça a métamorphosé ma vie.

J’avais des comorbidités, j’avais du diabète et du cholestérol. J’ai eu la chance de trouver un chirurgien qui m’a opérée. L’anesthésiste a été d’accord, mais j’ai quand même suivi un parcours, je n’ai pas pu être opérée comme ça. On m’a enlevé les trois-quarts de mon estomac. Ça s’est vraiment très bien passé, je remercie chaque jour mon chirurgien qui m’a sauvée. D’ailleurs, je l’appelle ‘mon dieu’.

Ça a été dur après l’opération, je suis restée trois jours à l’hôpital, puis je suis rentrée chez moi. Quand je suis rentrée, j’étais seule avec mon conjoint. Là, il n’y a plus les infirmières, les médecins… Au début, on mange deux petites cuillères de fromage blanc ou de yaourt, et on est déjà rassasié. On ne peut plus boire et manger en même temps.

C’est une nouvelle vie et il faut apprendre à vivre avec ce bébé estomac. Il faut faire six à huit petits repas, il y a un suivi à vie, il faut aller chez la diététicienne, chez le psychologue. C’est tout un parcours. Je pense que pour réussir la chirurgie bariatrique, il faut un suivi. Après, il y a un problème : la diététicienne, le psychologue, ne sont pas remboursés par la sécurité sociale.

Entendu sur europe1 : Maintenant, je peux lacer mes chaussures, sortir de chez moi, marcher…

Maintenant, j’ai envie de vous dire que je mange de tout, je fais encore quelques fois mes collations, mais pour moi, ce qui est important, c’est de ne plus avoir de comorbidité et d’être autonome. Pour moi, c’est une renaissance. Maintenant, je peux lacer mes chaussures – avant je ne pouvais pas le faire -, je peux sortir de chez moi, je peux marcher, je fais plein de choses… D’ailleurs, je suis passée au mois de décembre sur M6, à « Gâteau sur commande, le meilleur pâtissier ». Donc, oui, ce sont des choses, il y a dix ans, que je n’aurais pas pu faire.

Je voudrais dire aux personnes obèses qui souhaiteraient se faire opérer, de déjà prendre la décision pour vous, et pas pour faire plaisir. Et de dire que oui, ce n’est pas facile, mais oui, on peut y arriver et surtout se faire aider par des professionnels. Mais vraiment, il faut qu’il y ait le feeling. On va vivre toute notre vie avec ce nouveau corps, ce nouvel estomac, donc c’est vraiment très important. Si on ne sent pas le chirurgien, s’il ne nous convient pas, on va en voir un autre. Moi, j’en avais rencontré deux, j’avais confiance en les deux, mais il y en a un qui m’a mis dans son établissement et j’y ai été victime de grossophobie médicale.

 

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