Des vaccins désormais produits en France, le Brésil ne confinera pas…le point sur le coronavirus

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Des vaccins désormais produits en France, le Brésil ne confinera pas…le point sur le coronavirus

Pour la première fois, des vaccins Pfizer/BioNTech ont été mis en flacons en France par le groupe Delpharm, une annonce saluée par le président Emmanuel Macron, même s’il n’y aura pas d’effets immédiats sur la campagne de vaccination.

Le nombre de malades du Covid-19 en réanimation a de nouveau augmenté mercredi, dépassant les 5.700, selon les chiffres quotidiens de Santé publique France. On comptait 5.729 personnes dans les services de soins critiques (qui rassemblent réanimation, soins intensifs et surveillance continus), contre 5.626 mardi et 5.053 il y a seulement une semaine. En 24 heures, ce sont 673 patients qui ont été admis dans ces services qui traitent les cas les plus graves. En 24 heures, 433 nouveaux décès ont été enregistrés dans les établissements hospitaliers, pour un total de plus de 97.700 personnes depuis le début de l’épidémie. Sur le front des vaccinations, près de 3,4 millions de personnes sont vaccinées (deux doses) tandis que 6,4 millions n’ont reçu qu’une première dose.

Le Brésil ne confinera pas

Le président brésilien Jair Bolsonaro a écarté mercredi tout « confinement national », malgré les recommandations de nombreux spécialistes et d’un institut de santé de référence, au lendemain d’un nouveau record de 4.195 morts enregistrés en 24 heures. « Il n’y aura pas de confinement national », a martelé le dirigeant d’extrême droite lors d’une cérémonie officielle à Chapeco (sud). « Il faut trouver des alternatives, nous n’allons pas accepter une politique qui revient à dire qu’il faut rester chez soi, tout fermer, imposer le confinement », a poursuivi le chef de l’Etat, qui n’a cessé de remettre en cause les mesures de restriction, au nom de la préservation de l’emploi. Mais l’institut de référence en santé publique Fiocruz a averti dans un rapport publié mardi soir que le confinement était « absolument nécessaire » pour faire face à la saturation des hôpitaux, qui se trouvent dans une situation « critique » dans 24 des 27 Etats du pays.

« C’est un remède amer, mais il est absolument nécessaire pour éviter davantage de morts », a expliqué cet institut public. « La circulation du virus demeure intense dans tout le pays et la situation pourrait rester critique tout au long du mois d’avril », poursuit le rapport. Le Brésil est le deuxième pays au monde où le Covid-19 a fait le plus de morts, après les Etats-Unis, avec 336.947 décès depuis le début de la pandémie et déjà plus de 15.000 sur les six premiers jours du mois d’avril. En mars, le Brésil a connu une hécatombe, avec plus de 66.000 vies fauchées par le virus, près du double de juillet, le pire mois de l’an dernier.

Il y a un an, la Cour suprême avait donné aux Etats et aux municipalités l’autonomie pour imposer leurs propres mesures de restriction. Mais dans la pratique, sauf quelques rares exceptions, notamment dans quelques villes de l’Etat de Sao Paulo (sud-est), seules certaines activités considérées comme non essentielles ont été fermées, sans confinement total. Des restrictions jugées la plupart du temps insuffisantes par les scientifiques, qui jugent le combat contre la pandémie chaotique en l’absence d’une vraie coordination nationale.

Dans son discours à Chapeco, Jair Bolsonaro a également dénoncé une « campagne mondiale » contre le « traitement précoce », à base de médicaments controversés comme l’hydroxychloroquine, même si de nombreuses études scientifiques montrent que ce médicament n’a aucune efficacité contre le virus. « J’ai l’impression d’être le seul dirigeant mondial à être attaqué de façon isolée. C’est plus facile d’être du côté de la majorité et d’éviter les problèmes, comme ça, on ne vous accuse pas d’être un génocidaire », a conclu le président d’extrême droite. M. Bolsonaro a été qualifié de « génocidaire » par de nombreux opposants, notamment l’ex-président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva.

Le bilan dans le monde

La pandémie a fait plus de 2,87 millions de morts dans le monde, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles mercredi en milieu de journée.

Les Etats-Unis sont le pays comptant le plus de morts (559.066), devant le Brésil (340.776) et le Mexique (205.002), l’Inde (166.177) et le Royaume-Uni (126.882).

Ces chiffres sont globalement sous-évalués. Ils se fondent sur les bilans quotidiens des autorités nationales de santé, sans inclure les réévaluations reposant sur des bases statistiques.

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