Covid-19 : le pic de la 7e vague épidémique semble passé, celui à l’hôpital espéré dans les prochains jours

Le nombre de nouveaux cas positifs est en baisse pour le 4e jour consécutif. « On peut raisonnablement penser que le pic de la vague de contaminations est passé », observe l’épidémiologiste Antoine Flahault.

Pas grand monde ne s’était risqué à prédire la date du pic de la 7e vague de Covid-19. Il est plus simple d’affirmer que celui-ci semble passé. Le nombre de nouveaux cas positifs recensés chaque jour en France a diminué jeudi soir pour le 4e jour consécutif, d’après les données Santé publique France. 117 000 personnes sont testées positives quotidiennement (en moyenne), contre plus de 130 000 quatre jours plus tôt. Ce sommet aura été quasiment aussi haut que le précédent, en avril.

« On peut raisonnablement penser que le pic de la vague de contaminations est passé en France. L’expérience portugaise nous permet d’appuyer cette analyse », indique l’épidémiologiste Antoine Flahault, directeur de l’institut de santé globale de Genève. Le Portugal a été le premier pays européen confronté à une vague épidémique du variant Omicron BA.5. Le pic y est passé fin mai, après un mois de forte hausse – comme en France.

En l’absence de mesures et de contraintes visant à limiter la propagation de l’épidémie, cette 7e vague s’essouffle sans doute surtout en raison de la forte immunité de la population. Le virus ne parvient plus à trouver suffisamment de personnes pouvant être infectées, notamment car beaucoup d’habitants sont vaccinés et/ou ont déjà eu le Covid récemment (ce qui les protège du risque de réinfection durant plusieurs semaines voire plusieurs mois).

« Il y aura autant d’infections sur la descente que sur la montée »

L’Île-de-France est la première région à avoir « basculé ». Le taux d’incidence a entamé une descente deux jours plus tôt qu’en France entière, et il s’élève désormais à près de 1 200 cas pour 100 000 habitants sur une semaine. Cela pourrait aussi s’expliquer par les départs en vacances, les habitants se faisant moins tester sur leur lieu de congés. Mais le taux de positivité n’augmente plus lui non plus, se stabilisant autour de 27 %. Or, si le pic de nouveaux cas était uniquement dû à un moindre dépistage, le taux de positivité grimperait sans doute toujours.
Bonne nouvelle sur le front du Covid, donc. Mais plusieurs éléments doivent rester à l’esprit et inciter à rester prudents. D’une part, cette 7e vague n’est pas terminée car « il y aura autant d’infections sur la descente que sur la montée », nous indiquait il y a quelques jours l’épidémiologiste Arnaud Fontanet, membre du Conseil scientifique. Il n’est pas non plus exclu que la courbe cesse de diminuer et qu’une sorte de « plateau » s’installe prochainement.
Par ailleurs, le pic à l’hôpital n’est pas attendu avec plusieurs jours car il y a toujours un délai d’une à deux semaines entre les contaminations et les formes graves. Près de 1 500 patients Covid-19 sont hospitalisés et plus de 130 sont admis en soins critiques chaque jour. À chaque fois, ces nombres sont déjà très proches des pics de la vague précédente.



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