Covid-19 : La canicule n’a pas d’influence directe sur la circulation du coronavirus

Alors que l’épidémie de coronavirus reprend de plus belle, la France est en même temps touchée par un épisode caniculaire. Les fortes chaleurs ont-elles une quelconque influence sur la transmission de la maladie ? A priori, non, mais…

CHALEUR – Alors que l’épidémie de coronavirus reprend de plus belle, la France est en même temps touchée par un épisode caniculaire. Les fortes chaleurs ont-elles une quelconque influence sur la transmission de la maladie ? A priori, non, mais…

Ce lundi et mardi, le pic de l’épisode caniculaire sera atteint dans de nombreuses régions françaises avec des températures pouvant dépasser les 40°, notamment en Bretagne et dans les Hauts-de-France. En même temps, le niveau de circulation du coronavirus reste « très élevé » et les nouvelles admissions à l’hôpital et en soins critiques sont en forte hausse selon Santé publique France. Peut-on en conclure que la canicule a une influence sur la circulation du virus ? Non, du moins pas directement.

S’il existe des périodes plus propices que d’autres à la circulation de certains virus, comme l’hiver pour la grippe, ce n’est pas le cas du coronavirus. Preuve s’il en est, les vagues se sont succédé quelles que soient les saisons. D’ailleurs, contactées par 20 Minutes, l’agence régionale de santé (ARS) des Hauts-de-France et Santé publique France ont confirmé qu’il n’existait pas d’étude sur un éventuel lien entre pic de chaleur et propagation du Covid-19.

Tout est une question de comportement

Pour autant, si aucun lien direct n’a été démontré, il existe tout de même un risque en termes de « comportements qui influent dans un sens ou dans l’autre sur la transmission », reconnaît l’ARS. Cela engendre même des consignes contradictoires de la part des autorités de santé. Contre le coronavirus, il est recommandé d’aérer régulièrement les locaux et de limiter l’usage de la climatisation. Contre la canicule, c’est exactement l’inverse. « Dans ce contexte, la prévention de la canicule est privilégiée », a tenu à préciser Santé publique France. Du moins sur l’aération pour lutter contre la transmission de Covid-19 qui « doit se limiter aux heures les moins chaudes, quand les températures extérieures sont en dessous des températures intérieures ».

La transpiration engendrée par la chaleur rend inefficace la protection apportée par les masques, lesquels doivent être changés dès qu’ils sont humides. L’utilisation de ventilateurs en présence d’autres personnes, les points d’eau publics, la proximité dans les lieux rafraîchis peuvent aussi être des vecteurs de transmission. C’est d’autant plus un casse-tête pour les personnes les plus vulnérables au Covid qui sont aussi les plus vulnérables aux fortes chaleurs.

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