Covid-19: 2021 ressemblera beaucoup à 2020, dixit Delfraissy

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Covid-19: 2021 ressemblera beaucoup à 2020, dixit Delfraissy

Et la santé surtout hein! Avouons-le, vu les ravages qu’il provoque depuis quasiment un an dans le monde entier, on ne pensait pas se sortir sans encombres du Covid-19 l’an prochain. Mais avouons-le (bis), on aurait aimé que la déprime nationale soit un peu démentie par le président du conseil scientifique. Las. Dans Le Parisien, Jean-François Delfraissy estime mercredi que «l’arrivée des vaccins n’aura pas d’impact sur le premier trimestre 2021 et très peu sur le deuxième». En résumé: «ce début d’année ne sera pas différent de 2020». Le bout du tunnel ? «La science avance. En attendant, restons extrêmement prudents encore trois à six mois», insiste l’immunologue qui se permet une formule osée face à cette épidémie qui a bousculé toutes les prévisions scientifiques et les plans politiques: pour lui, cette fois, «c’est le dernier effort»

À quelques jours des vacances et des fêtes de fin d’année qui provoquent des casse-tête sans fin, le scientifique raconte à quoi ressembleront ses réveillons: des buffets apéritifs et une famille coupée en deux pour minimiser le brassage et les risques à Noël, rien du tout à la Saint-Sylvestre. Même si ses paroles ont valeur d’oracle – qu’on les approuve ou non – depuis le printemps, Delfraissy précise: «Je ne dis en aucun cas de m’imiter, chacun agit comme il l’entend, comme un compromis entre soi-même et les membres de sa famille». Il revient toutefois sur le dernier avis du conseil scientifique qu’il préside et qui met le bazar dans les familles et les écoles depuis lundi puisqu’il préconise de garder les enfants à la maison jeudi et vendredi avant les retrouvailles avec les grands-parents. «Cette note n’est pas une consigne mais un accompagnement des Français qui n’en peuvent plus des contraintes et qui ont envie, comme vous et moi, de fêter Noël sans voir repartir l’épidémie, explique le scientifique. Il n’y a aucun changement de doctrine, cela ne préfigure en rien une fermeture des classes à la rentrée».

Sur France Info, le patron des députés LREM, Christophe Castaner, a ramé sec sur le sujet. «Ce n’est pas une injonction, ce n’est pas une obligation, c’est une recommandation, a tenté d’expliquer l’ancien ministre de l’Intérieur. On prend acte de l’avis du conseil scientifique […] tombé il y a trois jours. Le Premier ministre et les autorités sanitaires prennent la balle au bond. C’est cela aussi de faire de la politique au plus près des données scientifiques».

Rebond épidémique mi-janvier?

Mercredi après-midi, Jean Castex doit préciser la stratégie vaccinale de la France devant l’Assemblée nationale, face à une droite qui dénonce «un grand flou» et une gauche qui dénonce «l’improvisation» et les retards pris par la France. «Je pense que le mot retard n’est pas juste, la nécessité c’est la rigueur» scientifique, a défendu le nouveau M. Vaccins du gouvernement, Alain Fischer, sur France Inter. 

Pourtant, la troisième vague est une réalité, si on suit le raisonnement de Jean-François Delfraissy: «on n’attend pas de reprise épidémique avant le 10 janvier», dit-il dans Le Parisien, parlant d’un risque de troisième vague qui «n’est pas négligeable»«Il faut tout faire pour l’éviter, insiste Delfraissy. Le modèle n’a pas changé, le virus va continuer de circuler au fil de l’hiver» et ce rebond épidémique pourrait arriver en France à partir de la mi-janvier.

Mardi, on a dénombré 11.532 nouveaux cas de coronavirus au cours des dernières 24 heures, selon Santé publique France (SpF). Si c’est un peu en recul par rapport aux chiffres de la semaine dernière, c’est toujours deux fois plus que les 5 000 cas quotidiens que le gouvernement visait à la mi-décembre. La semaine dernière, 12.000 nouveaux cas quotidiens en moyenne étaient enregistrés, largement au-dessus des 5.000 qu’espérait atteindre le gouvernement pour la mi-décembre. Le taux de positivité reste stable à 6,2%. Il y a plus de 25.000 patients toujours hospitalisés. Entre lundi et mardi, on a aussi recensé 307 morts dans les hôpitaux français, contre 372 entre dimanche et lundi ce qui porte le bilan total de l’épidémie à 59.072 morts.

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