Coronavirus : et si la chloroquine, traitement contre le paludisme, était la solution ?

Coronavirus : et si la chloroquine, traitement contre le paludisme, était la solution ?

Alors que le Coronavirus fait de plus en plus de victimes, vous êtes nombreux à vous demander comment contrer l’infection. Selon plusieurs scientifiques chinois, la chloroquine, utilisée pour traiter le paludisme, apparaît comme la solution ultime. L’Institut Méditerranée Infection à Marseille a réalisé une première étude clinique.

L’épidémie de pneumonie virale, qui a débuté en Chine (Wuhan), suscite la panique dans le monde entier. À ce jour, on recense des milliers de personnes infectées dans le monde.

“À ce jour, aucun médicament spécifique n’est recommandé pour prévenir ou traiter l’infection par le nouveau coronavirus”, mentionne l’Organisation Mondiale de la Santé.

Pourtant, des scientifiques chinois affirment qu’un traitement contre le paludisme pourrait soigner le coronavirus.

Dans ce sens, les équipes de l’Institut Méditerranée Infection à Marseille envisagent désormais d’utiliser la chloroquine pour soigner la maladie. Ce médicament est le plus employé contre le paludisme, que ce soit en préventif ou en curatif. Dans une interview accordée à nos confrères du journal 20 Minutes, le professeur Didier Raoult, directeur de l’Institut Méditerranée Infection à Marseille, donne des détails.

Chloroquine : qu’est-ce que c’est ?

“C’est un très vieux médicament, partage le Pr Raoult. C’est le médicament probablement le plus utilisé avec l’aspirine dans l’Histoire de l’humanité. Les jeunes ne le connaissent pas car ils ne l’ont pas connu comme antipaludéen. Les gens qui vivaient en Afrique comme moi prenaient tous les jours de la chloroquine. Tous les gens qui allaient dans ces pays chauds prenaient ça pendant tout leur séjour, et tous les jours pendant les deux mois après leur retour. Il y a des milliards de gens qui ont pris ce médicament”.

L’aubaine ? Le coût du dit traitement : dix centimes le comprimé, d’après le Professeur. “C’est un médicament qui est extrêmement sûr et qui est le moins cher qu’on puisse imaginer”.

“Ça serait une faute médicale que de ne pas donner de la chloroquine au coronavirus chinois”

D’après plusieurs scientifiques chinois, ce comprimé utilisé pour soigner le paludisme constituerait un remède pour soigner le coronavirus. Le Pr Raoult n’a donc pas l’intention de priver ses patients de cet “espoir”.

“Quand on a montré qu’un médicament marchait sur une centaine de personnes alors que tout le monde est en train de faire une crise de nerfs, et qu’il y a des andouilles qui disent qu’on n’est pas sûr que ça marche, ça ne m’intéresse pas !”, clame le Professeur.

“Les scientifiques chinois sont des gens très sérieux. Ce ne sont pas des zozos, et ils ont montré que la chloroquine marche. Ça serait honnêtement une faute médicale que de ne pas donner de la chloroquine au coronavirus chinois. Ça n’a pas de sens”, poursuit-il.

L’Institut Méditerranée Infection à Marseille va ainsi établir un protocole thérapeutique. Le centre a donc pris le soin de commander un stock de chloroquine, afin de soigner des futurs patients atteints du coronavirus. Sur son site Internet, l’Institut a d’ailleurs partagé une vidéo qui retrace les bienfaits de ce traitement.

Une étude clinique aux résultats “spectaculaires”

Une étude clinique a donc été lancée par le professeur Didier Raoult, directeur de l’IHU Méditerranée Infection (Marseille). Ce dernier a présenté les résultats le 16 mars dernier. Les retours semblent “spectaculaires” : au bout de six jours de traitement, 25 % seulement des patients seraient encore porteurs du virus, la proportion étant de 90 % chez ceux ne recevant pas le traitement. La charge virale à J + 6 serait encore plus basse chez les malades traités en plus par un antibiotique, l’azithromycine. Une publication scientifique est attendue.

Dans la foulée de cette annonce, le laboratoire français Sanofi s’est dit prêt à offrir aux autorités françaises des millions de doses de l’anti-paludique Plaquenil, pouvant traiter potentiellement 300 000 malades.

Chloroquine : des effet indésirables

Au vu des résultats, ce mardi, Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, a indiqué que ces essais cliniques étaient “prometteurs” et seraient étendus sur un plus grand nombre de patients. “Ils seront réalisés avec une équipe indépendante du Pr Raoult”, a-t-elle précisé à l’issue du Conseil des ministres, en soulignant néanmoins qu’à ce stade, “nous n’avons pas de preuve scientifique” que ce traitement fonctionne.

“Je veux mettre en garde tout le monde, ajoute Sibeth Ndiaye, on ne se précipite pas pour aller en acheter maintenant dans les pharmacies. D’abord parce que si on en prend trop, on peut avoir des conséquences pas terribles, et ensuite parce que nous n’avons pas aujourd’hui la preuve que cela fonctionne”.

Plusieurs experts se montrent réticents face à ce traitement. Lors de la conférence de presse de la semaine passée, le Pr Yazdan Yazdanpanah mentionnait certains effets indésirables de la chloroquine. Le médicament contre le paludisme, n’a, à ce jour, pas été retenu en France à cause des interactions médicamenteuses et des problèmes d’effets secondaires notamment sur les patients en réanimation.

Les contre-indications

L’association de la chloroquine avec les traitements gastro-intestinaux (en raison d’une diminution de l’absorption digestive de la chloroquine), avec la ciclosporine (en raison du risque d’augmentation des concentrations sanguines de la ciclosporine), nécessite des précautions d’emploi.

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