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Coronavirus dans le Bas-Rhin : Pourquoi l’Alsace n’aura pas de vaccinodrome avant peut-être juin ?

Alors que les vaccinodromes se multiplient sur le territoire, le Grand-Est semble bien dépourvu avec deux centres en Lorraine et aucun en Alsace

VACCINATION – Alors que les vaccinodromes se multiplient sur le territoire, le Grand-Est semble bien dépourvu avec deux centres en Lorraine et aucun en Alsace

Mais pourquoi donc l’Alsace se fait-elle une nouvelle fois remarquée ? Alors que les vaccinodromes ouvrent ou s’apprêtent à ouvrir leurs portes dans plusieurs grandes villes françaises, largement plus d’une centaine sur tout le territoire d’ici à mi-avril, la région Grand-Est, en semble bien dépourvue… Un trou dans la raquette pour une région qui ne compte que deux seuls méga centres, un à Nancy et un, militaire, à Metz ? Pourquoi « rien » en Alsace, pourtant l’un des bassins de vie le plus grand de toute la Région ?

Bien que ses capacités d’accueil hospitalières tiennent le coup, il n’en reste pas moins un sentiment légèrement amer pour bon nombre d’habitants qui regardent avec envie le Stade de France convertit en méga centre de la vaccination, avec ses capacités de 10.000 doses par semaine. Ou très prochainement à Toulouse, Bordeaux, Marseille, Rennes et bien d’autres villes. Largement plus d’une centaine de vaccinodrome sont prévus d’ici à fin avril, voire début mai. Un goût amer qui laisse parfois place au doute ou glisse même sur des fabulations politiciennes à l’approche des élections régionales.

En attendant, dans le reste de la France, les vaccinodromes ouvrent. Les Alsaciens sont-ils les mal aimés ? Trop prudents ? Sa capitale Européenne Strasbourg ne veut-elle pas rassurer les parlementaires européens qui la boudent ? Autant d’incertitudes renforcées par le vague sentiment d’une « meilleure » couverture vaccinale dans les autres départements. Des départements qui vont pourtant accueillir des vaccinodromes. Si en Alsace le pourcentage de la population ayant déjà reçu une ou deux doses tourne aux alentours des 13 % (le plus bas de tout le Grand-Est), il est bien souvent supérieur dans les autres départements où s’ouvrent ces vaccinodromes. La Gironde affiche déjà un 14,3 % et, au hasard les Pyrénées Atlantiques, flirtent avec les 15,3 %…

« A ce stade, les centres de vaccination sont suffisants »

Interrogée par 20 Minutes sur cette question, la ville de Strasbourg rappelle que cela est piloté par la préfecture et l’Agence régionale de Santé (ARS) Grand-Est, même si certains élus, en off, se disent mécontents de la situation. Contactée, la préfecture du Bas-Rhin se veut rassurante. Elle rappelle qu’il existe 22 centres de vaccination dans le Bas-Rhin, dont quatre récemment installés. Soit une capacité de 40.000 doses par semaine. Or seules environ 27.000 sont utilisées. « A ce stade, les centres de vaccination sont suffisants pour absorber les doses disponibles. Un vaccinodrome est envisagé au mois de juin », précise la préfecture. De son côté, l’ARS reste pour le moins évasive : « Le travail est toujours en cours sur les projets. La carte n’est pas encore définitivement arrêtée, les préfets doivent rendre des arbitrages en lien avec l’ARS. »NOTRE DOSSIER VACCINATION

L’Alsace aurait donc une stratégie différente et serait prudente. Elle s’appuie sur son maillage important de centre de vaccination et préfère « partir de l’existant quitte à le développer, que de partir trop rapidement sur un gros centre » .  « On sait que l’on en aura besoin, c’est évident, mais quand il y aura suffisamment de doses » , peut-on encore entendre du côté des autorités. « Elles arrivent, fortement, en avril et mai mais elles devraient être absorbées par les centres existants, assure la préfecture. Après si on a plus de doses, cela peut se mettre plus rapidement en place. »

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