Coronavirus: comment les Bruxellois perçoivent-ils l’obligation du port du masque? Reportage à Auderghem

Coronavirus: comment les Bruxellois perçoivent-ils l’obligation du port du masque? Reportage à Auderghem

Depuis ce matin, le masque est obligatoire dans toute la Région bruxelloise. Cette règle est-elle respectée? Qu’en pensent les principaux concernés? Nous sommes allés à leur rencontre dans la commune d’Auderghem. 

Première étape dans le centre de la commune, ce matin il n’y a que peu de personnes dans la rue. Sur l’un des trottoirs, nous rencontrons Déborah, elle ne porte pas le masque. “On vient de me dire qu’apparemment c’est obligatoire partout. Moi je suis enceinte, donc j’ai du mal à respirer avec le masque“, se justifie-t-elle. “Je le porte dans les transports ou dès que je rentre dans un magasin, mais en marchant comme cela c’est trop dur. Je viens de l’enlever il y a deux minutes parce que c’est trop pénible“. 

Il ne faut pas exagérer, les gens sont fous

Oui, je suis au courant“, admet un deuxième contrevenant. “Mais il ne faut pas exagérer, les gens sont fous. C’est n’importe quoi. Quand j’en porte un, c’est juste pour éviter l’amende, mais pas pour me protéger du covid-19“. 

Dans un autre quartier, une dame porte son masque conformément à la nouvelle règle, même s’il y a très peu de monde aux alentours. “S’il faut le porter dans certaines zones spécifiques et dans d’autres non, cela doit être difficile à gérer par les agents de police ou les agents de quartier“, estime-t-elle. 

Nous poursuivons notre tour dans un quartier résidentiel. Forcément, les passants y sont encore moins nombreux. Carole promène son chien, elle n’a pas pris de masque avec elle. 

Dans ce genre de quartiers, je ne croise personne“, explique-t-elle. “Si j’allais dans un parc où je suis susceptible de rencontrer du monde d’accord, mais sinon… Enfin je crois qu’il vaut toujours mieux l’avoir sur soi, on ne sait jamais“. 

Je ne peux pas mettre un policier dans chaque artère de la commune

Reste à savoir comment les forces de l’ordre font appliquer la règle. “Il ne risque pas de vous arriver grand-chose si vous êtes tout seul dans une rue résidentielle“, admet Sophie de Vos (DéFi), bourgmestre d’Auderghem faisant fonction. “Je ne peux pas mettre un policier dans chaque artère de la commune. Si l’un d’entre eux passe par là, vous serez tout d’abord informé que vous n’êtes pas en ordre et si vous récidivez, vous risquez une sanction“. 

Sensibilisation d’abord puis une sanction peut-être, voici le mot d’ordre à Auderghem. L’une des communes qui recense le moins de cas quotidien en Région bruxelloise.

Reportage, notamment à Auderghem, dans notre 13h:

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