Coronavirus, ce qu’il faut savoir cette semaine: sortir de la crise, oui mais quand?

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Coronavirus, ce qu’il faut savoir cette semaine: sortir de la crise, oui mais quand?

Bonjour,

Garder un temps d’avance. Alors que la France entière est reconfinée depuis deux semaines, le gouvernement s’attelle à la sortie de crise. Pourra-t-on rouvrir progressivement les restaurants et les lieux culturels à partir de la mi-mai? Il faudrait pour cela maintenir le rythme de vaccination malgré les déconvenues du vaccin d’AstraZeneca et de Johnson & Johnson et contenir l’évolution du variant brésilien. Pour savoir à quoi ressemble le retour à la vie «plus normale», il suffit de jeter un œil au-delà des mers et des océans. Au Royaume-Uni, les pubs retrouvent leur client tandis que la Floride renoue avec la fête.

Bonne lecture,
Pour voir le bout du tunnel… Ce jeudi, Emmanuel Macron doit tenir une réunion avec les ministres concernés pour préparer la sortie de crise, notamment la réouverture des terrasses et du secteur culturel. Des échéances que le président de la République devrait préciser lors d’une nouvelle allocution dans les deux prochaines semaines. Le premier ministre a d’ores et déjà annoncé le maintien des élections régionales au mois de juin avec un décalage d’une semaine, les 20 et 27 juin. Des conditions sanitaires strictes seront toutefois observées. Mais pour les restaurants, le ministre de l’Économie s’est montré prudent. «Je ne donnerai pas de calendrier», a déclaré Bruno Le Maire précisant que le 15 mai — date avancée par Emmanuel Macron lors de sa dernière intervention télévisée — «fait partie des hypothèses». Sur l’ouverture des lieux culturels, le Sénat sera-t-il entendu? Une mission d’information préconise une réouverture progressive à partir de la fin du confinement des «salles en format assis». Une réouverture locale plutôt que par secteur sur décision du préfet en concertation avec les élus locaux. Au final, analyse le service science du Figarola réussite de la sortie de crise dépendra de quatre critères: l’efficacité du confinement sur les admissions à l’hôpital, l’évolution de la couverture vaccinale, le contrôle des variants et la météo.
… Il faut contrôler les variants… Avec 43.505 cas de contamination détectés en 24 heures et 5902 patients en réanimation, «la troisième vague n’est pas dernière nous», a rappelé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal mercredi tout en annonçant un prochain hommage aux victimes alors que la France devrait dépasser aujourd’hui le seuil des 100.000 morts. L’incertitude autour de la sortie de crise est due en majeure partie à la menace du variant brésilien appelé aussi P1. Bien qu’il représente moins de 1% des contaminations en France, les questions se posent sur sa contagiosité ou sa résistance au vaccin. Afin de s’en protéger, le gouvernement a décidé mardi, après bien des atermoiements, de suspendre «jusqu’à nouvel ordre» tous les vols entre le Brésil et la France. D’autres variants cependant peuvent naître sur le territoire français. C’est le cas de celui de Créteil découvert à l’hôpital Henri-Mondor. Il a été en réalité détecté à plusieurs endroits en France. Il comporte 18 mutations dont l’impact n’est pas encore évalué mais deux d’entre elles inquiètent les scientifiques car elles pourraient jouer, comme chez son cousin brésilien, sur la transmissibilité et la résistance au vaccin.
… Et vacciner le plus grand nombre. Pour desserrer la vis des restrictions sanitaires, le gouvernement compte sur la vaccination. Il l’a pour cela ouverte dès lundi aux plus de 55 ans sans comorbidité. Il reste plusieurs écueils à surmonter: la méfiance vis-à-vis du vaccin d’AstraZeneca auquel le Danemark a définitivement renoncé et le retard de déploiement en Europe du vaccin de Johnson & Johnson après la survenue de cas de caillots sanguins aux États-Unis. Malgré ces aléas, la France devrait toutefois atteindre ses objectifs, à savoir, à court terme, 20 millions de primo-injections à la mi-mai et les 30 millions à la mi-juin. Et cela grâce à l’augmentation des livraisons de Pfizer/BioNTech annoncée par Ursula von der Leyen et la prochaine arrivée sur le marché des vaccins du laboratoire allemand CureVac et de l’américain Novavax. Non, le véritable casse-tête du gouvernement sera plutôt la vaccination des plus jeunes, étape indispensable dans la course à l’immunité collective. À peine plus de la moitié des 18-34 ans se disent prêts à se faire vacciner«Les pouvoirs publics n’ont pas encore pris la mesure de ce problème car ils sont encore dans une logique de pénurie de vaccins. C’est pourtant assez urgent», avertit le professeur Antoine Flahaut qui appelle le gouvernement à muscler sa communication autour des conséquences du Covid long et des hospitalisations.
L’herbe est-elle plus verte ailleurs? Après des confinements souvent stricts, plusieurs pays ont commencé à renouer avec une vie plus normale. Portugal, Danemark, Royaume-Uni et États-Unis ont un point commun : ils ont connu une forte augmentation des cas au cours de l’automne et de l’hiver 2020-2021 avant de voir baisser aujourd’hui la pression hospitalière, remarque le service infographie. C’est le cas de nos voisins d’Outre-Manche qui depuis lundi ont de nouveau le plaisir de s’attabler à la terrasse de leur pub préféré. Ces institutions phares de la vie britannique n’en ont pas moins été fragilisées par la pandémie, rapporte le correspondant à Londres du Figaro. Les plus heureux sont les Brexiters, Boris Johnson en tête: ils peuvent pavoiser après la réussite vaccinale du pays face au patinage de la stratégie européenne. Sur la même ligne, Viktor Orban, le premier ministre hongrois, qui a accéléré la vaccination de la population en se fournissant auprès de la Russie et de la Chine, entame le déconfinement du pays. La courbe des décès et la pression hospitalière tardent pourtant à s’infléchir. En Allemagne, en revanche, Angela Merkel redoute une troisième vague. Elle met au pas les Länder avec un projet de loi permettant momentanément à l’État fédéral de leur dicter d’éventuelles mesures de confinement.
Aux États-Unis, c’est la revanche des États opposés aux restrictions sanitaires. En Floride, «Ocean drive est devenu une grande soirée à ciel ouvert», raconte Adrien Jaulmes, envoyé spécial à Miami, avant qu’un couvre-feu temporaire ne soit instauré pour contenir les excès des «spring breakers». Mais le gouverneur peut se vanter d’un bilan finalement positif loin de l’hécatombe annoncée il y a un an. Au Texas, des villes se rebellent contre la politique du gouverneur qui voudrait faire tomber le masque à toute la population. «C’est un imbécile. Notre comté d’Hidalgo est celui qui a le plus souffert mais il s’en fiche», accuse une retraitée du hameau frontalier de Los Ebanos.
Pour connaître les dernières informations sur les vaccins contre le Covid-19, l’avancée de la campagne de vaccination, le calendrier, les spécificités des vaccins, les effets secondaires, Le Figaro vous propose de vous rendre sur son article régulièrement mis à jour.

La France est sous couvre-feu depuis le 15 décembre. Il est interdit de sortir de chez soi entre 19 heures et 6 heures du matin, sous peine d’une amende de 135 euros. Il existe cependant des motifs dérogatoires pour lesquels une attestation doit être présentée.

Covid-19 : voici l’attestation de déplacement qui s’applique désormais à toute la France

À ce couvre-feu s’ajoutent des restrictions sanitaires sur tout le territoire français depuis le samedi 3 avril. Les commerces non essentiels sont fermés, le télétravail est renforcé, les sorties en journée sont limitées à 10 km. Au-delà, une attestation est exigée.
Depuis le 31 janvier, les frontières de la France avec les pays hors Union européenne sont fermées. Les déplacements en dehors de l’espace européen et vers les DOM-TOM ne sont autorisés que pour des motifs personnels, médicaux et professionnels bien précis, décès d’un proche, raison de santé, motifs professionnels, etc. Le service voyage du Figaro vous en donne le détail.

Les réflexes à conserver

Quelques gestes simples permettent de limiter la propagation du virus. Les voici :

  • Se laver les mains toutes les heures ou utiliser du gel hydroalcoolique
  • Tousser ou éternuer dans le pli de son coude
  • Utiliser des mouchoirs à usage unique
  • Éviter de se faire la bise ou de se serrer la main
  • Porter un masque dans les espaces publics quand le respect des distances physiques n’est pas garanti.

Le Covid-19 se transmet par les gouttelettes (les sécrétions respiratoires), par contact rapproché avec une personne infectée, notamment lorsque celle-ci tousse ou éternue. Mais il peut aussi se transmettre par l’air. Le virus reste également viable quelques heures sur différentes surfaces.

La maladie se manifeste par plusieurs symptômes. Dans 9 cas sur 10, cela se traduit par une fièvre inférieure à 39°C. D’après l’Organisation mondiale de la santé, cette fièvre est le plus souvent accompagnée d’un état de fatigue, de signes d’essoufflement et d’une toux sèche. Souvent d’une perte d’odorat et de goût.

Que faire en cas de symptômes ?

Le plus important est de se faire tester. Selon les recommandations du ministère de la Santé, vous devez, en cas de symptômes, rester à domicile et contacter votre médecin qui vous prescrira un test. En attendant le résultat, vous devez vous isoler, porter un masque et préparer la liste des personnes que vous auriez pu contaminer.

Si le test est positif, la Caisse primaire d’assurance maladie contactera les personnes susceptibles d’être contaminées. Vous devez alors rester isolé au minimum 8 jours en prenant soin de ne pas contaminer vos proches. Surveillez votre santé. En cas de fièvre, prenez du paracétamol. Prévoyez éventuellement une télé consultation de suivi avec votre médecin. Si vous sentez poindre une difficulté respiratoire, appelez le 15.

Si le test est négatif, contactez votre médecin et respectez ses consignes.

À la semaine prochaine.

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