Cinq cas de variant britannique identifiés après le dépistage massif de Roubaix

Les résultats étaient attendus, ils sont tombés ce vendredi. Cinq cas de variant britannique ont été identifiés lors du séquençage des 106 tests PCR positifs détectés lors du dépistage massif organisé à Roubaix mi-janvier, a indiqué ce vendredi matin l’Agence régionale de Santé (ARS) des Hauts-de-France. Aucun cas de variant sud-africain n’a été identifié.

« L’ensemble des tests RT-PCR positifs ont fait l’objet d’analyses complémentaires visant à déceler les variants dits ‘britanniques’ et ‘sud-africains' », précisent les autorités sanitaires. Une pré-analyse avait été realisée au CHU de Lille avant un transfert des échantillons vers un laboratoire basé à Évry (Essonne).

« L’ensemble des personnes testées positives ont pu bénéficier d’un accompagnement personnalisé et adapté à la situation de chacun », poursuit l’ARS, permettant d’isoler les personnes malades.

Des résultats qui arrivent trop tard?

Les résultats du séquençage arrivent près d’un mois après la campagne de dépistage. Un délai qui interroge le Professeur Philippe Froguel, généticien et endocrinologue au CHRU de Lille, qui avait plaidé pour cette campagne de dépistage massif.

« Personnellement, je pense que ça ne sert absolument à rien au niveau de la santé publique » de communiquer les résultats près d’un mois après la campagne, expliquait-il ce vendredi sur BFM Grand Lille.

Le variant britannique continue à se répandre en France, a confirmé jeudi Olivier Véran, le ministre de la Santé, en conférence de presse. Le mutant représente désormais « 20 à 25% des infections en France ». Du côté de la Côte d’Opale, et notamment dans le Dunkerquois, il atteint près de 68%.

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