Alzheimer : stretching et vélo d’appartement freinent le déclin cognitif

Les bienfaits de l’activité physique sur le déclin cognitif sont avérés. De précédentes études ont déjà fait le lien entre une pratique sportive et la mémoire, quel que soit l’âge. Chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer aussi, il faut maintenir un exercice régulier, même à faible intensité. C’est ce que suggère une nouvelle étude parue dans le Journal of Alzheimer Disease. Des chercheurs de l’université d’Arizona et du Minnesota (Etats-Unis) ont suivi 96 personnes âgées de 78 ans en moyenne et atteintes d’une démence légère à modérée. On leur a demandé de pratiquer 20 à 50 minutes d’exercices ciblés trois fois par semaine, soit du vélo d’appartement, soit du stretching (exercices d’étirements).

En parallèle, les scientifiques ont évalué les facultés cognitives des patients au départ puis au bout de trois, six, neuf et douze mois. Dans les deux groupes, quelle que soit l’activité pratiquée, les résultats aux tests cognitifs étaient meilleurs que ceux observés lors de l’évolution naturelle de cette maladie neurodégénérative. Des bienfaits ont été observés dès six mois de pratique.

« L’exercice d’aérobie durant six mois a considérablement réduit le déclin cognitif », souligne le professeur Yu, auteur de l’étude. L’utilisation d’exercices « d’aérobie » simples (un effort d’endurance peu intense) comme thérapie supplémentaire pour la maladie d’Alzheimer est une piste à intégrer systématiquement auprès des patients souffrant de cette pathologie, concluent les chercheurs. Bien que statistiquement faible (peu de personnes étaient engagées dans la recherche), cette étude confirme l’intérêt de continuer à bouger si on souffre d’une dégradation des fonctions cérébrales. Si cette pratique n’enraye pas la maladie, qui touche environ 800 000 personnes en France et pour laquelle aucun traitement n’existe actuellement, elle permet de freiner de façon simple le déclin des personnes âgées.

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